
Menuiseries PVC et incendie : le PVC et la réaction au feu
Grâce à sa teneur élevée en chlore provenant du sel, le PVC est un matériau naturellement ignifugé. Cela signifie qu’il est difficilement inflammable et qu’il contribue très peu à la propagation du feu.
Les fenêtres PVC représentent elles un risque particulier en cas d’incendie ?
Non. Le PVC est naturellement ignifuge :
- À l’allumage : il est difficilement inflammable et ne s’enflamme qu’au delà de 400°C.
Les profilés VEKA sont classés M2 en blanc / teinté masse et M3 en plaxé.
Les menuiseries VEKA sont classées c-s3, D0 (M2) en teinté masse (blanc, gris ou beige). Pour les menuiseries plaxées, elles sont classées D-s3,D0 (M3).
Leur conformité aux règles de comportement au feu des façades des bâtiments est certifié.
Pour information, selon la réglementation française, la plupart des produits de construction en PVC sont classés B ou C pour leur réaction au feu, sur une échelle de A à F. Il s’agit d’une contribution faible au feu.
- À la propagation : le PVC est peu propagateur de flammes. En effet, il est auto-extinguible, il s’éteint quand la source de combustion est éliminée.
Lorsqu’il est soumis au feu, le PVC rigide se ramollit et carbonise, sans persistance de flamme, vers 230 °C.
- Quid d’éventuels débris enflammés ? Le PVC ne produit ni gouttes ni débris enflammés.

Le PVC dégage t-il des substances toxiques lors d’un incendie ?
Oui, comme tout matériau. Mais ces fumées jouent un véritable rôle d’alerte sur un départ d’incendie.
Lors de sa combustion, le PVC dégage une fumée piquante contenant du chlorure d’hydrogène (HCI) notamment. Le caractère irritant de ce gaz constitue un signal d’alarme précoce et efficace du début d’un incendie. Ce gaz est détectable à des concentrations très en dessous de celles susceptibles de causer un danger pour la santé.
En revanche, contrairement aux idées reçues, il ne dégage ni chlore ni phosgène et s’éteint de lui-même dès la suppression du foyer.
La combustion du PVC génère aussi du dioxyde de carbone et du monoxyde de carbone. Ce dernier est dégagé par tout corps organique en combustion (dès lors qu’il contient du carbone) et est inodore.
En règle générale lors d’un incendie, les causes de décès par inhalation de fumée sont :
- 90-95% dues à des intoxications par le CO. Ce gaz est responsable de centaines de morts par an en France car une dose de 0.2% de CO dans l’atmosphère est suffisante pour provoquer une mort rapide.
- 5-10% sont dus au cyanure qui se dégage des composés aromatiques tels que la laine, la soie, le nylon ou encore le polyuréthane expansé.
- Aucun cas de décès dû au chlorure d’hydrogène émis par la combustion de PVC
Quid de la formation de dioxines lors d’un incendie ?
Le PVC dégage des dioxines lors d’un feu, mais ni plus ni moins qu’un autre matériau tel que le bois.
Des enquêtes effectuées post-incendies impliquant du PVC ont montré que la formation de telles substances restait confinée à des niveaux infimes, sans risque pour l’homme.
Voici quelques exemples de chiffres :
- La combustion de 1 T de PVC émet 4 µg de dioxines ;
- Celle de 1 T de bois : 5 µg de dioxines ;
- La combustion de 1 T de végétaux cultivés (traités) : c’est 30 µg de dioxines qui sont émis ;
- Combustion de 1 T de bois ou de biomasse : 1-100 µg de dioxines.
Le PVC dégage t-il des dioxines lors de l’incinération de déchets – dont le PVC ?
La même quantité de dioxines est produite lors de l’incinération de déchets, avec ou sans présence de PVC.
Toute combustion contribue à la production de dioxines si elle s’effectue en présence de composés chlorés, y compris par exemple du sel de table, des déchets végétaux ou du papier.
Les dioxines sont des composés chlorés polycycliques qui se forment au cours de processus thermiques. Ils nécessitent des mélanges de substances organiques et la présence de chlore, et est fonction des conditions de température et de présence d’oxygène.
Elles sont principalement issues de processus industriels mais elles peuvent aussi être produites lors de phénomènes naturels comme les incendies de forêts ou les éruptions volcaniques.

Classement de la réaction au feu des profilés VEKA
Lorsqu'il s'agit de concevoir ou de rénover un bâtiment, la sécurité incendie est un critère essentiel. Dans ce contexte, le classement de réaction au feu des matériaux permet d'évaluer leur comportement lorsqu'ils sont exposés à un départ de feu : contribuent-ils à la propagation des flammes ? Dégagent-ils beaucoup de fumées ou de gouttelettes enflammées ?
Pour les profilés de fenêtres, cette information est principalement requise dans certains projets soumis à des exigences réglementaires spécifiques, comme les établissements recevant du public (ERP), les bâtiments de grande hauteur (IGH) ou encore certains marchés publics.
Connaître le classement de réaction au feu des profilés VEKA permet ainsi aux prescripteurs, bureaux d'études, fabricants et maîtres d'ouvrage de vérifier leur adéquation avec les exigences du projet et de faciliter le choix des solutions adaptées.
Dans ce cadre, voici les données :
Le parement des cadres fabriqués à partir de profilés VEKA en blanc, beige et gris clair teinté masse est classé M2*.
Le parement des cadres fabriqués à partir de profilés VEKA avec un revêtement plaxé est classé M3*.
* PV d’essais CREPIM 2026 sur profilés seuls
Les menuiseries fabriquées à partir de profilés VEKA peuvent répondre à un classement :
B-s3-d0 sur les faces en blanc, gris ou beige masse*.
C-s3-d0 sur les faces plaxées ou laquées*.
**Essais Syndicaux SNEP UFME 2007-2020 sur menuiseries vitrées
Les menuiseries classées B-s3-d0 et C-s3-d0 permettent de répondre aux exigences généralement requises dans la construction et notamment les locaux d’habitations avec Isolation Thermique Extérieure comportant des éléments combustibles.